dimanche 26 janvier 2020

un enfant

comment peut on voir un enfant souffrir..
malade..
et pourtant..
des que la température baisse un peu
ça joue
ça sourit
quoi de plus innocent
quoi de plus beau
mais cette impuissance..
mon dieu
que c est dur


jeudi 16 janvier 2020

ces mères courage

au réveil....
ce matin...
la nouvelle du décès de la mère de said tbel me frappa de plein fouet...
said tbel un ancien détenu politique...
sa mère: une maman ordinaire de ce bon peuple marocain...
et pourtant...
elle a défié la peur...
elle a défié la société...
elle a défié les traditions...
comme toute une génération de mères...
analphabètes pour la plupart...
soumises ..
occupées  juste  de leur intérieur..
pourtant..
l'arrestation de leurs enfants les mis à l'avant garde d'une lutte dure et inédite au Maroc...
dans ce maroc des années 70/MI 80....
ou rares étaient ceux qui osaient lever la voix...
elles occupèrent les places...
multiplièrent les sit in...
et levèrent le voile sur le sort de leurs enfants que beaucoup omettaient de voir...
sans bagage idéologique...
l'amour fut leur force motrice..
certaines d'entre elles...
qui jamais ne s étaient  hasarde à sortir de chez elles...
devinrent oratrices...
et nous les regardions avec admiration...
pourtant...
elles partent une à une..
et une grande part de la mémoire de cette époque part avec elles...
car Pitot leurs enfants libérés
on les oublie
on oublie toute la force qu'elles nous ont transmis 
on oublie le rôle essentiel qu'elles ont joue
on oublie leur douleur
on oublie leur désarroi
on oublie de répondre aux questionnements qu'elles se sont peut Etre poses
on les oublie tout court
et avec abnégation elles reprennent leur ancienne vie..
elles n'attendent ni honneur ..ni gratitude..
elles considèrent que c’était leur devoir..
mais notre devoir à nous
il est ou?
les arrestations reprennent de plus belle
d'autres familles prennent le relais..
commençant à zéro
comme s'il n ya pas eu une superbe expérience des familles des détenus..
on n'accumule pas..
et  donc avancer est plus difficile..
n'est il pas temps de faire témoigner
celles qui restent avant que ce ne soit trop tard

mardi 14 janvier 2020

dimanche 5 janvier 2020

et si je pouvais

et si je pouvais arrêter le temps...
remettre le compteur a zéro..
et revivre avec toi...
tous ces moments qui font cette grande tendresse que je sens des que tu souris..
youssoufia...
 moi dans tes bras..
des que tu rentres du travail..
écoutant la radio...
toi commentant les nouvelles..
et moi buvant tes paroles...
et si je pouvais arrêter le temps...
et reprendre la ou on s'est arrêté..
flânant dans les rues de notre casa à nous...
parlant à bâtons rompus de ton enfance...
celle de notre pays...
De tes rêves...
celles de toute une génération ..
qui a cru dur comme fer..
que les choses changeraient pour le mieux...
et si je pouvais arrêter le temps...
juste pour qu'on chante ensemble...
tous ces classiques que je connais par cœur..
presque malgré moi..
tes keltoum... abdelwahab...
ta "inaha moulhimati fi, kouli..."
et si je pouvais arrêter le temps..
JUSTE pour te dire...
TOUT l 'amour que j 'ai pour toi
toute la reconnaissance...
toute ....
et si je pouvais arrêter le temps...
pour que tu puisses engueuler un instant..
et me dire que je fais n'importe quoi...
ETsi je pouvais arrêter le temps...
pour te dire à quel point ton sourire illuminait ma vie...
et me faisait sentir à quel point ton amour comptait pour moi...
et que mes sautes d'humeur n’était qu'une façon
de le quémander..
CET AMOUR....

vendredi 20 décembre 2019

il pleut...
il fait froid...
froid a glacer le cœur...
et je pleure..
comme un bébé...
UN BLUES INCROYABLE...
un sentiment de vide...
juste envie de dire..
j ai mal
juste envie de dire...
que rien ne vaut la peine

vendredi 6 décembre 2019

ce froid..

PAS CELUI DE DEHORS
non...
celui que je sens tout au fond de moi...
de plus en plus perceptible...
avec un sentiment de détachement de ce qui fut jadis ma vie
l age...
la désillusion..
ou juste la fatigue de courir toujours vers des rêves qui ne se realisent jamais..
cette course vers la justice...
cette course vers l amour....
ce n est peut être qu une chimère...
juste envie de dormir et ne plus me réveiller...

samedi 23 novembre 2019

toutes les rues ont ta voix

je devais aller voir une amie!!
pourtant ..
Mes pieds ont suivi notre chemin ..
Toutes les rues que nous parcourions en flânant...
toi ...
laissant libre cours à tes souvenirs...
ici: c'est l 'école que tu as fréquenté jadis..
là: c'est le commissariat ou les colonisateurs torturaient les nationalistes...
façon de parler
c’étaient en général des jeunes du quartier qui envoyaient des lettres anonymes appelant au boycott des produits de consommation français...
Tu en a écrit quelques unes...
Là est le jardin  l’Ermitage..
TU N'AS JAMAIS OUBLIE ces soldats qui s'amusaient à vous humilier vous habitants des quartiers populaires osant vous aventurer dans les quartiers des "européens"..
ça me semble bizarre ;d'imaginer que des colonisateurs se sentent pas seulement chez eux ;mais bannissent les "indigènes" dans leur propre pays..
 et je crois que c'est cette amertume que je sentais dans ta voix  de longues années après qui a exacerbe ma sensibilité envers toutes colonisations..
toute hogra..
TOI qui a du quitter ce nord que tu as toujours gardé dans ton cœur..
tu as vite aimé casablanca..
tu m'emmenais enfant déjà voir ces quartiers ou tu as grandi..
TU m'y as ramené  souvent...
DERB LKABIR.. chari3 lfida...
NOUS parcourions ces ruelles..
tu me parlais du Raja..
tu me parlais de vos rêves ...
VOTRE cœur nasserien...
sawt lkahira était votre guide...
rêves grandioses d'un pays indépendant qui rendrait sa dignité à ce peuple..
à ces jeunes des quartiers populaires de casa...
 rêve d unité arabe ...
tu me chantais "watani lakabar"...
et en ce moment ..
en suivant tes pas dans ces rues qui ne doivent plus être ce que tu as vécu..
je fredonne les paroles que j ai bu en t’écoutant..
TU m'as fait aimé cette ville..
je connais ce quartier comme ma poche..
pourtant je n'y ai jamais vécu..
je n'ai jamais passe plus d'un mois de suite à casa..
mais elle m’imprègne de ses odeurs...
de son histoire..
et c'est juste parce que tu me l'as racontéé
avec une telle passion
qu'elle est devenue mon histoire
j'aimerais tant refaire ce chemin avec toi...
GUÉRIS...
nos promenades me manquent PAPA